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Espace perso de Coko

Fleurs  
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February 22

Jeune coq

Un fermier acheta un jeune coq pour remplacer dans le poulailler son vieux coq. Aussitôt arrivé, le jeune coq se dirigea vers le vieux et lui dit :
- Grand-père, l’heure du coq au vin est arrivé pour toi.

Le vieux coq lui répondit :
- Voyons, ne me dit pas que toi tout seul, si jeune, tu vas pouvoir satisfaire toutes ces poules. Regarde dans quel état elles m’ont mis. Partageons le travail, je m’occuperais des vieilles, toi des jeunes !

Mais le jeune coq lui dit :
- Ne perds pas ton temps, c’est fini pour toi, l’heure de la retraite a sonné. Maintenant tout sera sous ma responsabilité.
- Je n’en suis pas si sûr, répondit le vieux coq. Faisons un pari, nous allons faire une course autour de la ferme. Si tu gagnes, j’accepte de me retirer et tu auras le contrôle total du poulailler.

Le jeune coq se mit à rire :
- Voyons tu n’es pas sérieux, tu sais bien que tu vas perdre ! Mais je suis beau joueur, je te laisse partir 2 minutes avant moi.

Les deux minutes passées, le jeune coq se mit à sa poursuite. Il gagna de plus en plus de terrain sur lui... Il n’était plus qu’à quelques mètres... puis à quelques centimètres...

Le fermier, voyant la scène, prit son fusil , visa... et PAN, tua le jeune coq. Le fermier secoua tristement la tête et s’exclama :
- Pas de chance, c’est le troisième coq homosexuel que j’achète ce mois ci !!!

Moralité de cette histoire : N’essaie pas d’évincer les vieux. L’âge et l’expérience gagnent toujours sur la jeunesse. Les cheveux blancs se respectent !

                                                                 Anonyme

 

February 19

Voeux apaches

 

 

Que le soleil vous apporte chaque jour une énergie nouvelle
Que la lune renouvelle chaque nuit vos forces
Que la pluie lave vos soucis
Que les vents légers soufflent en vous une force nouvelle
Que vos pas soit en harmonie avec le monde
Et que chaque jour de votre vie vous puissiez voir la beauté !

February 14

L'Amour

 

 

Vous demandez si l' amour rend heureuse :
il le promet, croyez-le, fût-ce un jour.
Ah ! Pour un jour d' existence amoureuse
qui ne mourrait ? La vie est dans l' amour.
Si le sourire, éclair inattendu,
brilla parfois au milieu de mes larmes,
c' était l' amour ! C' était lui, mais sans armes ;
c' était le ciel qu' avec lui j' ai perdu.
Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme.
Il brûle tout, ce doux empoisonneur.
J' ai dit bien vrai comme il déchire une âme :
demandez-donc s' il donne le bonheur !
Vous le saurez : oui, quoi qu' il en puisse être,
de gré, de force, amour sera le maître :
et, dans sa fièvre alors lente à guérir,
vous souffrirez, ou vous ferez souffrir.
Dès qu' on l' a vu, son absence est affreuse ;
dès qu' il revient, on tremble nuit et jour ;
souvent enfin la mort est dans l' amour ;
et cependant... oui, l' amour rend heureuse !

Marceline DESBORDES-VALMORE

 

 

February 11

Le chat

Je souhaite dans ma maison
Une femme ayant sa raison,
Un chat passant parmi mes livres,
Sans lesquels je ne peux vivre.

Guillaume Apollinaire – Extrait du Bestiaire

 



Le chat et le soleil,

Le chat ouvrit les yeux
Le soleil y entra.
Le chat ferma les yeux
Le soleil y resta.
Voilà pourquoi le soir,
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.

Maurice Carême

Je n’oublie pas que ma copine Titou apprécie particulièrement les chats (lol), c’est aussi un petit clin d’œil à mon chat qu’un chauffard m’a écrasé et que j’avais appelé Titou.

February 09

Quand au temple…

 

Quand au temple nous serons,
Agenouillés, nous ferons
Les dévots, selon la guise
De ceux qui pour louer Dieu,
Humbles se courbent au lieu
Le plus secret de l'Eglise.

Mais quand au lit nous serons,
Entrelacés nous ferons
Les lascifs selon les guises
Des amants qui librement,
Pratiquent folâtrement
Dans les draps cent mignardises.

Pourquoi doncques quand je veux
Ou mordre tes beaux cheveux
Ou baiser ta bouche aimée,
Ou toucher à ton beau sein
Contrefais-tu la nonnain
Dedans son temple enfermée ?

Pour qui gardes-tu tes yeux
Et ton sein délicieux,
Ton front ta lèvre jumelle ?
En veux-tu baiser Pluton,
Là-bas après que Caron
T'auras mis en sa nacelle ?

Après ton dernier trépas
Grêle tu n'auras là-bas
Qu'une bouchette blêmie,
Et quand mort je te verrai,
Aux ombres je n'avouerai
Que jadis tu fus ma mie.

Ton têt' n'aura plus de peau,
Ni ton visage si beau
N'aura veine ni artères.
Tu n'auras plus que tes dents
Telles qu'on les voit dedans
Les têtes des cimetières.

Doncques tandis que tu vis,
Change maîtresse d'avis,
Et ne m'épargne ta bouche.
Incontinent tu mourras,
Lors tu te repentiras
De m'avoir été farouche.

Ah ! je meurs, ah baise-moi,
Ah ! maîtresse, approche-toi.
Tu fuis comme faon qui tremble,
Au moins souffre que ma main
S'ébatte un peu dans ton sein,
Ou plus bas, si bon te semble

Pierre de Ronsard

 

Magnifique poème envoyé par un ami afin que je le publie sur mon blog.

Le miroir de l'âme

 
 
 

  

Les yeux sont le reflet de l'âme
Des âmes claires, pures, grandes ouvertes
Yeux brûlants vifs comme une flamme
Yeux profonds comme une mer toute claire...
 

Yeux coquins, sournois, maquillés,
Perçants, froncés, crispés, serrés,
Agacés, Tristes, hagards, mouillés,
Veloutés, Sincères, Rassurés,


Yeux qu'on croise un jour par hasard
Déclenchant un feu d'étincelles
Alors que mille autres regards
Se noient dans le monde matériel !

Pourquoi parler, vouloir paraître ?
Quand un seul regard nous suffit
Pour voir l'art d'un tableau de Maître,
La perfection d'une goutte de pluie ?

Les yeux sont le guide de la vie,
Ils nous préviennent, extériorisent :
La joie, les pleurs, la sympathie,
La douleur, le bonheur limpide...

Il est dans les étoiles, des mondes,
Cachés et ignorés des hommes,
Où anges et yeux purs se confondent,
Dans la grande lumière d'un royaume...

Jean-Claude Brinette

February 03

Tout se passe à peu près comme


Tout se passe à peu près comme
si l'on reprochait à la pomme
d'être bonne à manger.
Mais il reste d'autres dangers.

Celui de la laisser sur l'arbre,
celui de la sculpter en marbre,
et le dernier, le pire :
de lui en vouloir d'être en cire.

Rainer Maria Rilke (Recueil Vergers)


February 02

La clop

 
 
 

C'est le goudron
Qui remplit mes poumons.
Cette poésie
Aurait pû être jolie,
Sans la nicotine
Qui bouche mes narines.
Bientôt les fleurs
N'auront plus d'odeur,
Quand le cancer
Rongera mes viscères.
Une cigarette
Dix centimetres.
Pour un jour deux mètres.
Pour cinquante ans , plus de quarante kilomètres !

trouvé sur
http://mamanbidou.centerblog.net
 
Je ne fume pas, mais si ça pouvait faire réfléchir ceux qui fument un peu trop
 

Je sais, je sais...

 

Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes,
J'parlais bien fort pour être un homme
J'disais, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS

C'était l'début, c'était l'printemps
Mais quand j'ai eu mes 18 ans
J'ai dit, JE SAIS, çà y est, cette fois JE SAIS

Et aujourd'hui, les jours où je m'retourne
J'regarde la terre où j'ai quand même fait les 100 pas
Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !

Vers 25 ans, j'savais tout : l'amour, les roses, la vie, les sous
Tiens oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour !

Et heureusement, comme les copains, j'avais pas mangé tout mon pain :
Au milieu de ma vie, j'ai encore appris.
C'que j'ai appris, ça tient en trois, quatre mots :

"Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau,
j'peux pas mieux dire, il fait très beau !

C'est encore ce qui m'étonne dans la vie,
Moi qui suis à l'automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse !

Toute ma jeunesse, j'ai voulu dire JE SAIS
Seulement, plus je cherchais, et puis moins j' savais

Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge
Je suis encore à ma fenêtre, je regarde, et j'm'interroge ?

Maintenant JE SAIS, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !

La vie, l'amour, l'argent, les amis et les roses
On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses
C'est tout c'que j'sais ! Mais ça, j'le SAIS... !


Jean Gabin

Paroles: Jean-Loue Dabadie

 

January 27

Albertus, XLIX

 

Amour ! le seul péché qui vaille qu'on se damne,
- En vain dans ses sermons le prêtre te condamne,
En vain dans son fauteuil, besicles sur le nez,
La maman te dépeint comme un monstre à sa fille ;
- En vain Orgon jaloux ferme sa porte, et grille
Ses fenêtres. - En vain dans leurs livres mort-nés,
Contre toi longuement les moralistes crient,
En vain de ton pouvoir les coquettes se rient ; -
La novice à ton nom fait un signe de croix ;
Jeune ou vieux, laid ou beau, teint vermeil ou teint blême,
Anglais, Français, païen ou chrétien, - chacun aime
Au moins dans sa vie une fois.

                                              Théophile Gautier

 

                    

 
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